Deux députés à l'Assemblée nationale populaire de Chine expriment leurs attentes sur la coopération Chine-Afrique

(Note de l'éditeur : Cet article reflète le point de vue de l'interviewé et pas nécessairement celui de CGTN.)

Patrick Brian Mogani Gonga, directeur de publication du journal centrafricain « Le Potentiel », couvre actuellement les Deux Sessions de l'APN et de la CCPPC de 2024 à Beijing. Il a interviewé Zhao Wanping, député à l'APN et vice-président de l'Académie des sciences agricoles de la province de l'Anhui, et Yin Tongyue, député à l'APN et président du conseil d'administration du groupe Chery, pour parler de leurs observations et attentes sur la coopération sino-africaine. M. Zhao Wanping propose aux dirigeants africains d'accorder la même importance à l'agriculture, aux paysans et aux zones rurales comme l'avait fait la Chine avec sa politique des « trois ruraux ». M. Yin Tongyue atteste que le marché africain reste stratégique et important pour la Chine. 

M. Zhao Wanping estime que de nombreux pays africains sont aussi des pays agricoles et qu'ils font face aux mêmes problèmes que la Chine a rencontrés il y a des décennies. Le problème majeur auquel les Chinois étaient confrontés au début de la réforme portait sur « comment se nourrir ? » C'est la même question que se posent aujourd'hui les Africains. Il propose aux dirigeants africains d'accorder la même importance à l'agriculture, aux paysans et aux zones rurales comme le fait la Chine avec sa politique des « trois ruraux ». Le premier aspect porte sur le plan institutionnel : Il faut vraiment se concentrer sur les « trois ruraux », y compris en termes d'investissements politiques et financiers. Le deuxième aspect très important, c'est de donner aux paysans l'envie de cultiver la terre. Le troisième aspect, la Chine a mis en œuvre l'initiative « la Ceinture et la Route » depuis plus de 10 ans. M. Zhao Wanping suggère que la Chine et l'Afrique développent davantage la coopération Sud-Sud afin de faire bénéficier aux pays africains de nombreuses semences en provenance de la Chine, le personnel technique chinois, comme ceux de l'Académie des sciences agricoles de l'Anhui qui sont au Zimbabwe pour aider les paysans à cultiver le maïs, le soja et les pommes de terre. L'agriculture doit être pratiquée à grande échelle pour correspondre aux nouvelles forces productives.

L'Afrique est un grand continent qui pourra être très prometteur au cours de la seconde moitié du 21e siècle. Ses populations et son développement économique pourraient constituer le nouveau moteur de l'économie mondiale, a soutenu M. Yin Tongyue qui croit au développement du marché africain. « Nous développons activement des produits destinés au marché africain par exemple les véhicules à énergie nouvelle qui pourront être utilisés comme véhicules utilitaires légers en tenant compte de l'état actuel des routes », explique-t-il. Face aux problèmes d'approvisionnement énergétique, notamment en électricité, la Chine a également mis au point des solutions techniques. « Nous espérons mettre au point ces technologies et ces véhicules énergétiques nouveaux, puis sélectionner des partenaires locaux pour la production locale », rassure M. Yin Tongyue. Le marché africain reste un marché stratégique très important pour la Chine. Le groupe Chery a déjà une usine d'automobiles en Égypte et prévoit d'ouvrir d'autres usines dans d'autres pays africains. C'est ainsi que la Chine peut contribuer au développement industriel de l'Afrique et en partager les bénéfices.

(L'interview est réalisée par Patrick Brian Mogani Gonga, directeur de publication du journal centrafricain « Le Potentiel »)

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