Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré qu'il reste encore beaucoup à faire, en particulier pour soutenir les pays en développement, après la reprise des exportations de céréales ukrainiennes dans le cadre d'un accord négocié par l'ONU. Il a souligné que le pacte a déjà fait baisser les prix des aliments un peu partout dans le monde.
"Premièrement, nous étions totalement déterminés à faire en sorte que ce que j'ai vu aujourd'hui, le chargement du blé à Odessa pour être distribué dans le monde entier, soit possible. C'est arrivé. L'initiative de la mer Noire a déjà entraîné une diminution significative dans les prix des denrées alimentaires dans le monde, mais nous avons besoin de beaucoup plus, en particulier les pays en développement ont besoin de beaucoup de soutien, dans un monde avec tant d'inégalités, et où les prix du carburant, des transports, sont toujours très élevés. Les pays en développement ont besoin de beaucoup de soutien. Cela pourrait attirer les institutions financières internationales, cela pourrait attirer les pays développés. Alors que nous chargeons du blé ici, créons les conditions pour que les pays en développement puissent l'acheter", a déclaré Antonio Guterres.
Antonio Guterres s'est rendu vendredi au port ukrainien d'Odessa sur la mer Noire pour observer les exportations de céréales. Il a expliqué que 25 navires transportant plus de 600 000 tonnes de nourriture ont quitté l'Ukraine en moins d'un mois. Il a appelé à davantage d'efforts pour assurer un accès mondial aux produits alimentaires ukrainiens ainsi qu'aux aliments et engrais russes. Concernant la situation à la centrale nucléaire de Zaporijia, il dit espérer sincèrement qu'elle ne dégénérera pas en catastrophe nucléaire et a appelé à un accord pour démilitariser le site.
"J'espère sincèrement que la situation n'est pas grave puisque vous avez des bombardements autour d'une centrale électrique. Je pense qu'il est essentiel de parvenir à un accord selon lequel nous n'autoriserons aucune opération militaire en relation avec la zone de la centrale. En même temps, cela lui permettrait de retrouver son caractère civil", a déclaré Antonio Guterres.