Le gouvernement chinois a publié début mars un document sur le renforcement de la supervision et la gestion des déversements des eaux usées dans les fleuves et les mers. Samedi, des officiels ont rencontré la presse pour donner des explications sur ce premier document national en la matière.
Le document prévoit deux objectifs à atteindre d'ici 2025. Le premier objectif est d'achever, avant fin 2023, l'enquête sur les sorties des eaux usées des bassins du fleuve Yangtsé, du fleuve Jaune, du fleuve Huaihe, du fleuve Haihe, du fleuve Zhujiang, du Songliao et du lac Taihu, et celles aux principaux estuaires. Le deuxième objectif est d'achever, avant fin 2025, l'aménagement de toutes les sorties des eaux usées dans les sept bassins et aux principaux estuaires. De plus, un système juridique complet, un système technique scientifique et un système de gestion efficace devraient être mis en place avant la fin de 2025.
S'exprimant lors de la conférence de presse, Qiu Qiwen, vice-ministre chinois de l'Écologie et de l'Environnement, a souligné la nécessité d'établir un mécanisme de supervision et de gestion à long terme avec des responsabilités claires pour promouvoir en permanence l'amélioration de la qualité de l'environnement aquatique dans les bassins fluviaux et les zones maritimes.
L'une des mesures prévues par le document est d'éclaircir les responsabilités en ce qui concerne les sorties des eaux usées, en suivant le principe "qui pollue prend en charge de l'aménagement", a-t-il précisé, affirmant qu'une liste des entités responsables serait mise en place.
Selon l'enquête menée depuis 2019 par le ministère de l'Écologie et de l'Environnement et les autorités locales sur les sorties des eaux usées le long du fleuve Yangtsé, du fleuve Jaune et de l'estuaire de la mer, il y a plus de 60 000 sorties des eaux usées et l'estuaire de la mer de Bohai en compte plus de 18 800, a affirmé M. Qiu.