Les forces spéciales guinéennes ont arrêté le président après des heures de tirs nourris dans la capitale Conakry dimanche, déclarant que le président Alpha Condé n'avait pas été blessé et que l'homme de 83 ans avait eu accès à ses médecins. Des officiers des forces spéciales sont apparus à la télévision et ont annoncé à la nation qu'ils avaient dissous le gouvernement et la Constitution, et fermé les frontières terrestres et aériennes. Ils ont également annoncé un couvre-feu à l'échelle nationale jusqu'à nouvel ordre, ajoutant qu'ils convoqueraient une réunion des ministres plus tard lundi.
Le colonel Mamady Doumbouya, le chef des forces spéciales, a mené le coup d'État. Il a déclaré que l'armée avait été forcée d'agir à cause de la pauvreté, de la corruption, des abus de pouvoir et du manque de respect des principes démocratiques.
L'ONU et certains dirigeants africains ont condamné le coup d'État. Les États-Unis ont averti que le soutien à la Guinée pourrait être affecté.
(Photo : VCG)